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  • Thibault Merckel

Confinement : mes conseils télé et ciné


Le confinement, c'est terminé (pour le moment...). Durant ces quelques semaines d'isolement dû au Covid-19, j'ai posté chaque jour sur Twitter des conseils de films et séries à voir, à revoir ou à rattraper histoire de passer le temps (et surtout prendre du plaisir).

À l'heure où rien n'est encore fait, voici la rétrospective de mes conseils, en espérant que ceux-ci vous soient utiles à tout moment de l'année, pandémie ou non.


I. C'est le moment de se (re)familiariser avec l’oeuvre de Sidney Lumet. Network, Fail-Safe, Dog Day Afternoon et évidemment 12 Hommes en Colère. Du classique parfois oublié, mais qui n’a rien perdu de son mordant.


II. Si l’isolement ne vous a pas encore rend fou, l’animé JoJo’s Bizarre Adventure se chargera de vous achever. Du world-building solide et des combats complètement déjantés, qui vous tiendront occupés un bon bout de temps.


III. Long Day’s Journey into Night de Bi Gan vous occupera tout l’après-midi. D’abord parce qu'il est long (la dernière heure vaut à elle seule le voyage), mais surtout parce qu’il errera encore longtemps dans votre subconscient.


IV. L'occasion de se (re)plonger dans l’univers Star Trek. Et si chaque série de la franchise a ses mérites (oui, oui), The Next Generation reste un chef d’oeuvre de la SF, tous médias confondus.


V. Koyaanisqatsi - Powaqqatsi - Naqoyqatsi : la trilogie de Godfrey Reggio, mise en musique par le génie Philip Glass, est un parfait exemple de storytelling dans sa forme la plus épurée : à la fois sublime, glaçant et émouvant. Inégalable.


VI. En ces temps d’isolement, pourquoi ne pas rattraper quelques séries cultes ? Et dans son genre, Curb your Enthusiasm de Larry David est un véritable monument. La meilleure série comique du millénaire.


VII. Pour ceux qui aiment les classiques du cinéma d’horreur, c’est le moment de (re)découvrir les premiers giallos de Dario Argento. Sortie début 70's, sa trilogie animale est un sommet du genre et une excellente entrée dans l'univers du maestro.


VIII. Parmi l’impressionnante filmographie de Jackie Chan, la duologie Drunken Master est probablement la plus appréciée - à juste titre. Difficile en effet de trouver meilleur équilibre entre humour et action. Le burlesque à la chinoise.


IX. Et pourquoi pas une rétrospective Laika ? Depuis plusieurs années, le studio poursuit la grande tradition des films en stop motion, chaque nouvelle oeuvre apportant son lot d’innovations. Mes indispensables : Coraline et Kubo.


X. Alors oui, rien d'original aujourd’hui mais certains classique sont inévitables. Mon conseil du jour : Monty Python’s Flying Circus, ou la série la plus drôle, la plus absurde, la plus novatrice et la plus folle de l'Histoire.

XI. Je pense qu’il est temps pour une petite rétrospective Nicolas Cage - et vu sa productivité, il y a effectivement de quoi faire… Entre chefs d’oeuvre et navets, il y en a pour tous les goûts. Mes favoris : Adaptation. et Mandy.


XII. Puisqu’on ne peut pas prendre l’air, embarquons avec Jia Zhangke sur le Yangzi Jiang. Le cinéaste s’est inspiré du fleuve à plusieurs reprises, notamment pour Still Life ou Les Éternels. Une oeuvre aussi dépaysante que fascinante.

XIII. Existe-t-il en ce bas monde meilleur reboot que DuckTales ? Cette nouvelle Bande à Picsou est en effet un véritable bijou. Drôle, émouvant, intelligent et incroyablement fun. PS : c’est encore mieux en VO 😉


XIV. Si on le connait surtout pour son oeuvre scénaristique, Paul Schrader a également une monumentale carrière de réalisateur. On retient notamment le récent First Reformed et surtout le chef d’oeuvre Mishima, avec la musique de Philip Glass.


XV. Rarement la comédie au cinéma n’aura été aussi complète que sous le règne des Marx Brothers. Dialogues grinçants et situations burlesques, le tout mené à un rythme effréné. Bref, une oeuvre dont on ne se lasse pas.


XVI. Aujourd’hui, entrée dans l’un des esprits les plus fascinants de notre époque, j’ai nommé Nick Cave. Les docus 20 000 jours sur Terre et One More Time With Feeling, centrés autour du génie australien, sont aussi brillants qu’émouvants.

XVII. Focus sur la carrière du rebelle du cinéma japonais, Sion Sono. Si sa filmo ne contient pas que des réussites, certains films sont de véritables pépites. À ne surtout pas rater : Why don’t you play in Hell (Jigoku ne naze warui en vo).


XVIII. Pour ceux d’entre vous qui n’auraient pas encore eu l’occasion de vous lancer dans Twin Peaks, c’est le moment ! C’est même l’occasion de fêter les 30 ans de la série. Croyez-moi, votre vie ne sera plus jamais la même après ça.


XIX. L’occasion de rendre hommage à un cinéaste méconnu et malheureusement récemment décédé, Nobuhiko Ōbayashi. Son film culte Hausu est un véritable OVNI, sorte de Suspiria déjanté qui joue autant avec les images qu’avec les clichés.

XX. Pour les amateurs d’humour, c’est le moment de (re)découvrir la carrière du génie intemporel George Carlin. Irrévérencieux, poète, philosophe, ce roi du stand-up (paix à son âme) a inspiré des générations de comédiens, aux US comme en France.


XXI. Si par hasard l’envie vous prend de vous lancer dans une rétrospective Miyazaki, ne passez surtout pas à côté de Si tu tends l’oreille (Mimi wo sumaseba en vo), qu’il n’a pas réalisé mais dont il signe le scénario.


XXII. Il faudrait plusieurs semaines pour faire le tour de la filmographie de Wim Wenders, mais s’il ne fallait retenir qu’un film ce serait sans doute Les ailes du désir, expérimentation ensorcelante sur la vie, ses affres et ses plaisirs.

XXIII. La trilogie Chinese Ghost Story (1987-1991), auquel a participé Tsui Hark notamment, est un véritable petit bijou d’horreur et de comédie. Bref, un plaisir pour les fans de chorégraphies aériennes et d'effets pratiques à l'ancienne.


XXIV. Dans le bestiaire des séries de SF, le reboot de Battlestar Galactica par Ronald D. Moore est un chef d’oeuvre sans commune mesure. Fascinantes dans leur approche aussi réaliste que métaphysique, ces 4 saisons se regardent d’une traite.

XXV. L’occasion de se (re)plonger dans la carrière de Nicolas Roeg. Si le cinéaste a confirmé le statut d’alien de David Bowie, il nous a surtout offert le sensationnel Don’t Look Now (Ne vous retournez pas), dédale sublime et cauchemardesque.

XXVI. L’occasion de découvrir le brillant Kin-dza-dza. Ne vous laissez pas berner par son surnom de "Star Wars russe" : ce film culte de '86 est à la fois absurde, inventif et hilarant, tout en conservant en son coeur un vrai commentaire social.


XXVII. Retour sur la carrière de Sam Peckinpah, l’homme qui a réinventé la violence à Hollywood. Si on retient bien entendu La horde sauvage (The Wild Bunch) mon coeur va vers l’inégalable Chiens de paille (Straw Dogs) avec Dustin Hoffman.


XXVIII. Pour les amateurs de cuisine, l’animé Food Wars (Shokugeki no Soma) est un délice qui se consomme sans modération. Les plats y sont sublimes et les compétitions exaltantes. Vous n’imaginez pas les émotions que cette série vous réserve.


XXIX. L’occasion de s’initier à la filmographie d’un petit génie du cinéma hongrois, György Pálfi. Réalisateur de l’incroyable Taxidermie (à voir absolument), il nous a également offert Hic et Final Cut, véritables bijoux de storytelling.


XXX. On a probablement été nombreux à vouloir nous replonger dans la trilogie Cornetto (Shaun of the Dead, Hot Fuzz, At World’s End), mais pour les vrais complétistes du trio Wright/Pegg/Frost, il faudrait y inclure la série culte Spaced.


XXXI. La duologie des Nibelungen (1924) de Fritz Lang & Thea von Harbou est possiblement la plus belle oeuvre de fantasy de l’histoire du 7è Art. Intrigue complexe, réalisation innovante, production design à tomber, bref la perfection incarnée.


XXXII. Dans l’offre toujours grandissante de la Peak TV, Barry fait partie de ces séries qui sortent leur épingle du jeu. Brillante sur le fond comme sur la forme, à la fois drôle et prenante, l’oeuvre de Bill Hader a de quoi devenir culte.


XXXIII. En ces temps diplomatiques incertains, il est bon d'imaginer les possibles amitiés entre Corée du Sud et Corée du Nord. Certains films en sont l'exemple parfait, notamment JSA de Park Chan-wook et The Spy Gone North de Yoon Jong-bin.


XXXIV. La collaboration Blake Edwards / Peter Sellers a été l’une des plus productives et des plus hilarantes du siècle dernier. Pour se détendre un peu avant la reprise, rien de mieux donc qu’un petit marathon Panthère Rose


XXXV. Marre des films et séries incapables de respecter les règles complexes du voyage dans le temps ? C’est le moment de passer à Steins;Gate, l’un des meilleurs animés japonais de ces dernières décennies. Complexe, intense, riche et déchirant.