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2025 : mon classement des meilleurs films de l'année

  • Photo du rédacteur: Thibault Merckel
    Thibault Merckel
  • 5 janv.
  • 6 min de lecture
2025 au cinéma, par Thibault Merckel

Nouvelle année passée, nouveau bilan. Celui-ci reste sensiblement identique aux années passées, avec un Hollywood en recul, et quelques pépites venues de pays lointains (Australie, Hong Kong, Chine et évidemment Japon).

Alors sans plus attendre, voici mon Top 15 de l’année 2025 au cinéma.

 

Le Maître du Kabuki

15. Le Maître du Kabuki

Plus gros succès de l’année au Japon, cette plongée dans le monde secret du théâtre japonais aurait pu être un grand film – mais il faudra se contenter d’un bon film. La faute à une narration un peu trop linéaire et une écriture qui n’atteint jamais la subtilité de la mise en scène. Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir : les tableaux de kabuki sont filmés avec méticulosité, sans jamais sacrifier les émotions des personnages.

 

Broken Rage

14. Broken Rage

Takeshi Kitano fait absolument ce qu’il veut – et cela n’a jamais été aussi clair. Ici, le cinéaste japonais rappelle qu’il n’est pas un monolithe, et surtout que le cinéma peut être fun quand on détourne ses codes. Alors certes, ce n’est pas son meilleur film, mais il vaut le détour rien que pour le fou rire final garanti qui vous attend.

Et si cela titille votre curiosité, je vous invite à écouter notre podcast consacré à Takeshi Kitano (en vidéo, ou juste en audio).

 

A real pain

13. A real pain

Je n’avais pas de doute sur le fait que Jesse Eisenberg ferait un bon cinéaste, et ce premier essai me conforte dans l’idée. Il explore ici des émotions complexes, que l’on voit rarement au cinéma, et il le fait à l’aide d’un scénario intelligent et d’une mise en scène pleine de sensibilité.

 

Black Bag

12. Presence / The Insider

En 2025, c’était double ration de Steven Soderbergh – et on ne va pas s’en plaindre.

Avec Presence d’abord, film de fantôme filmé depuis le point de vue du fantôme, où les émotions passent directement par la caméra. Une expérimentation unique et fascinante.

Avec The Insider ensuite, un film d’espionnage cérébral, intense et sans la moindre cascade – l’espionnage, le vrai.

Avec ces 2 œuvres, Soderbergh prouve à nouveau qu’il est un artisan du cinéma, un cinéaste essentiel, qui prend le temps de construire chaque scène avec la précision d’un horloger.


Chainsaw Man – Le Film : L’arc de Reze

11. Chainsaw Man – Le Film : L’arc de Reze

Il fallait être couillu pour assumer le parti pris de ce film, placé entre les 2 premières saisons de l’animé du même nom. Là où la plupart des franchises japonaises se contentent de sortir un film en forme de gros épisode simplement pour faire patienter les fans (My Hero Academia), ou éventuellement de sortir quelques gros films sans surprise pour conclure une série (Demon Slayer), ici l’idée est claire : raconter une histoire cohérente de A à Z, et surtout montrer l’évolution émotionnelle de son protagoniste. Résultat final, voici la meilleure comédie romantique de l’année. 

 

Superman

10. Superman

On pourrait s’attarder sur le charabia pseudo-SF et les concepts un peu absurdes inhérents à un film de super héros contemporain, mais il y a une chose que l’on ne peut nier : ce nouveau Superman est avant tout une histoire de cœur. Exactement le genre de Superman que j’attendais : naïf, généreux, intelligent sans être sérieux, idiot dans le bon sens du terme, et prêt à se poser quelques bonnes questions (tout en prenant le temps de sauver des écureuils).

Pour une critique plus complète, voir notre podcast consacré aux super héros de 2025 (en vidéo, ou juste en audio).

 

Sinners

9. Sinners

Grosse sensation de l’année, la dernière œuvre de Ryan Coogler a su marquer les esprits. Ce film de vampires (qui n’en est pas vraiment un) a en effet tout pour plaire : un casting charismatique, une musique exaltante, une lumière léchée, le tout porté par une intrigue originale qui prend son temps, mais qui délivre à chaque fois.

Un film si réussi qu’il nous a même inspiré un épisode entier (en vidéo, ou juste en audio).

 

Mémoire d’un escargot

8. Mémoire d’un escargot

Le stop-motion est un art précieux et malheureusement bien trop rare. Chaque nouvelle sortie est un événement en soi pour les amateurs, et ce petit film australien (définitivement déconseillé aux enfants) mérite sa place au panthéon. L’animation irrégulière, saccadée, abîmée du stop-motion s’adapte ici, plus que jamais, à la vie chaotique et tragique de l’héroïne. Une vraie pépite.

 

Totto-chan

7. Totto-chan, la petite fille à la fenêtre

Sortie en 2023 au Japon mais en 2025 en France, cette adaptation d’un roman ultra populaire est un vrai bonheur. Bien plus destiné aux parents qu’à leurs enfants, le film suit une structure un peu différente de ce à quoi les dessins animés occidentaux nous ont habitués. Un choix intelligent et audacieux, qui nous emmène dans un Japon méconnu et loin des clichés.


Left-Handed Girl

 6. Left-Handed Girl

Un film « tranche-de-vie » particulièrement bien fait, sensible et intelligent. Cette histoire de famille sans le sou qui se reconstruit dans un Taipei populaire rend hommage à tous ses personnages féminins, sans jamais sombrer dans le pathos. La sensibilité de Shih-Ching Tsou inspire autant les rires que les larmes, avec une facilité déconcertante. Un vent de fraîcheur.


Train Dreams

 5. Train Dreams

L’autre film « tranche-de-vie » de cette liste, Train Dreams aurait pu bénéficier d’un bien meilleur marketing. Mais, Netflix oblige, j’imagine que celui-ci est resté victime de l’algorithme, sans jamais voir la lumière d’une salle de cinéma.

Et c’est bien dommage, car le film de Clint Bentley a tout d’un grand, de ses superbes paysages à la lumière naturelle époustouflante, en passant par ses personnages attachants et magnifiquement humains. Une belle leçon d’humilité et d’humanisme.

 

Friendship

4. Friendship

Une petite bombe, et une aventure pour ceux qui ne sont pas familiers avec l’œuvre du génie Tim Robinson, cette comédie s’imprime dans votre crâne et ne s’efface plus jamais. Le film parvient en effet à dire énormément de choses sur nous-mêmes, sur ce que cela signifie de vivre en communauté, sur ce qui nous pousse à chercher la compagnie des autres, sur l’étrangeté de nos pensées et de nos actes, tout en restant incroyablement drôle (et dérangeant).

 

One Battle After Another

3. One Battle After Another

Figurant probablement dans le Top 3 de tous les critiques à travers le monde, le dernier Paul Thomas Anderson mérite amplement sa réputation. Le cinéaste américain marche sur la très fine frontière entre fun et sérieux, avec une réussite proche du miracle : entre les mains d’un autre, le résultat aurait probablement été plus consensuel et bien moins idiosyncratique.  

 

28 ans plus tard

2. 28 ans plus tard

Quelle tuerie. Le retour de Danny Boyle (réalisation) et d’Alex Garland (scénario) à cette franchise culte, près de 23 ans après, est un rappel qu’ils n’ont rien perdu de leurs talents. Grâce à sa mise en scène nerveuse, presque punk, Danny Boyle reste fidèle au premier volet, tout en rehaussant l’esthétique grâce à de nouvelles trouvailles. Le résultat est toujours surprenant, et hyper excitant. On a hâte de voir la suite.

 

Résurrection

1. Résurrection

Oui, ça fait beaucoup de films pour un seul film. Le concept est aussi simple qu’il est complexe, mais il est surtout une excuse qui permet à Bi Gan de faire montre de ses talents d’esthète sur pas moins de 5 histoires en apparence peu connectées.

Et même si la poésie de l’intrigue peut parfois paraître abstraite et impalpable, chaque plan de ce film est une pure merveille. Les prises de vue de Bi Gan ont certes toujours été ensorcelantes (je ne peux que conseiller Kaili Blues et Long Day’s Journey Into Night), mais avec Résurrection, le cinéaste chinois entre dans une nouvelle dimension.



Ces films n’ont pas décroché leur place dans le top, mais il serait injuste de ne pas les mentionner. En vrac :

. Marcel et Monsieur Pagnol, du génial Sylvain Chomet, dont l’animation est toujours aussi belle à voir, même quand il n’est pas au sommet de son art ;

. Warfare, film de guerre haletant comme on en fait peu (et qui cimente Alex Garland en tant que cinéaste incontournable) ;

. The Order, reconstitution glaçante de la montée de l’extrême droite aux États-Unis, et un nouveau rôle de méchant pour l’excellent Nicholas Hoult ;

. La guerre des Rose, qui cumule répliques jouissives et casting de rêve ;

. Predator : Badlands, un nouveau volet surprenant par sa qualité, pour une franchise peu coutumière du fait ;

. Companion, petit film de SF plein de rebondissements, fun et décomplexé ;

. The Ugly Stepsister, un Cendrillon à la sauce gore et féministe, donc certaines images resteront gravées dans vos rétines ;

. Marche ou crève, une adaptation de Stephen King imparfaite (notamment la fin), rattrapée par un excellent casting.


Et bien entendu, pour ceux qui veulent aller plus loin, je vous invite à visiter mon podcast LES 2NDS RÔLES (sur Youtube ou Spotify).

 
 
 

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